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Auteur/autrice : Chrystelle Guérinet

Travaux de rénovation du New-Berkeley à Paris La Défense – Projet Latitude

Les travaux de rénovation du « New-Berkeley » à Paris La Défense marquent une transformation majeure d’un immeuble tertiaire emblématique du quartier d’affaires. Ce projet de restructuration lourde vise à moderniser l’actif immobilier, améliorer ses performances et augmenter sa surface utile.

Un projet renommé immeuble « Latitude »

Rebaptisé « Latitude », la rénovation de l’ex-Berkeley a été confiée à Studios Architecture. Chacun des huit niveaux de l’immeuble sera agrandi portant ainsi la surface utile de l’immeuble à 22 300 mètres carrés (22 140 mètres carrés de surface de bureaux) contre un peu plus de 20 000 actuellement.

Situé au cœur de Paris La Défense, ce projet de rénovation d’immeuble de bureaux s’inscrit dans une dynamique de revalorisation du patrimoine tertiaire francilien. La façade en béton très datée du bâtiment va laisser sa place à un revêtement de verre clair habillé par des rubans métalliques gris, ce qui en fera la marque architecturale forte de Latitude. Cette nouvelle enveloppe permettra d’améliorer l’image du bâtiment, son attractivité locative et ses performances énergétiques.

Une rénovation du bâtiment nécessitant une reprise complexe

En lieu et place du parking intérieur, enchâssé sous le boulevard circulaire, un ensemble accueillant hall et services sera développé, paré d’une façade en verre qui englobera la culée du pont. Cette restructuration en site urbain dense implique une géométrie complexe de la façade et un besoin de reprise en charge supérieur des étages.

Ces contraintes techniques nécessitent un renforcement structurel des planchers par les équipes de Bouygues Bâtiment IDF – Rénovation Privée. Pour ce faire, des démolitions techniques sont à réaliser afin de récupérer les armatures en place. Cette étape est essentielle pour garantir la solidité de l’ouvrage et assurer la pérennité de l’immeuble rénové.

L’hydrodémolition comme solution aux travaux de renforcement du bâtiment

Le bâtiment étant enchâssé dans le boulevard circulaire, l’hydrodémolition a été retenue par les équipes travaux sur site, car elle ne produit aucune vibration contrairement aux méthodes conventionnelles comme le marteau-piqueur, et évite donc la création de microfissures dans l’existant.

En plus de récupérer les aciers structurels sans créer de dommages, l’hydrodemolition génère une surface de reprise de bétonnage sans défaut d’interface, optimisant ainsi la qualité des travaux de renforcement du béton. Cette technique est particulièrement adaptée aux projets de rénovation d’immeubles à La Défense, où les contraintes structurelles et environnementales sont fortes.

L’environnement urbain a contraint le chantier à avoir recours à des solutions antibruit. Des bâches acoustiques ont été mises en place puis renforcées pour limiter autant que possible les nuisances auprès des riverains en journée.

Ainsi les travaux d’hydrodémolition ont été achevés courant avril 2019 avec plus de 90 m3 traités en trois mois de chantier. À la suite, Bouygues Rénovation Privée commencera les fondations et la création du bâtiment neuf, poursuivant la transformation complète de l’immeuble Latitude au sein du quartier d’affaires de Paris La Défense.

Hydrodécapage souterrain au cœur de Paris : zoom sur le chantier du parking Odéon (niveau -4)

Dans le cadre d’un projet de renforcement structurel en plein centre de Paris, les équipes de Techniques Haute Pression (THP) sont intervenues en mai 2025 sur le parking Odéon, situé dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, pour une mission de hydrodécapage en milieu souterrain. Une opération d’apparence simple, mais qui révèle toute sa technicité dans un environnement contraint comme celui du niveau -4.

Un objectif clair : garantir l’adhérence pour un bétonnage de renforcement

La mission confiée à THP consistait à décaper plus de 500 m² de parois béton, répartis sur les voiles du niveau -4. L’objectif était d’obtenir une rugosité suffisante afin d’assurer une adhérence optimale du béton de reprise. Ce traitement préparatoire est indispensable avant toute opération de renforcement des structures existantes. Un état de surface insuffisamment préparé compromettrait l’accroche mécanique entre l’ancien et le nouveau béton, avec un risque structurel à la clé.

Hydrodécapage : une solution propre, sans vibration, sans poussière

L’hydrodécapage s’est imposé comme la technique de référence pour cette opération. Contrairement au burinage ou au sablage, cette méthode par jet d’eau ultra-haute pression permet de retirer uniquement la peau de béton altérée, sans générer de vibrations, ni de microfissures. L’intégrité des voiles porteurs est ainsi préservée, tout en assurant une rugosité optimale du support béton.

Un chantier en milieu souterrain : défis techniques et logistiques

Travailler à quatre niveaux sous terre, dans un parking parisien, ne s’improvise pas. Accès contraints, ventilation naturelle quasi inexistante, coactivité avec d’autres corps de métier, gestion des eaux de lavage, bruit amplifié par la réverbération… Chaque paramètre a dû être anticipé et maîtrisé.

Ont été mis en œuvre :
• des dispositifs d’extraction et de renouvellement d’air pour garantir la sécurité respiratoire des opérateurs ;
• une logistique optimisée pour l’acheminement du matériel lourd en sous-sol ;
• une coordination étroite avec la maîtrise d’ouvrage afin de limiter les nuisances sur le site.

Préserver l’environnement existant : une priorité absolue

Les zones d’intervention comportaient de nombreux éléments sensibles : conduites en PVC, éclairages, réseaux basse tension. Tous les équipements à risque ont été identifiés en amont, puis soit déposés, soit protégés par des dispositifs de protection adaptés, garantissant la sécurité des installations existantes pendant les phases d’hydrodécapage.

Résultat : plus de 500 m² décapés en seulement 4 jours

Grâce à une planification rigoureuse et une exécution maîtrisée, plus de 500 m² de béton ont été hydrodécapés en seulement 4 jours, dans le respect des délais, des règles de sécurité et de la qualité d’exécution. Le support est désormais prêt à recevoir le béton de renforcement dans des conditions optimales.

Hydrodémolition : normes, réglementation et erreurs à éviter sur chantier

L’hydrodémolition est une technique de démolition du béton par jet d’eau à très haute pression, utilisée pour la réparation et la réhabilitation d’ouvrages en béton armé. Si elle est reconnue pour sa précision et sa capacité à limiter les vibrations, sa mise en œuvre sur chantier nécessite la sécurisation des opérations et de garantir la qualité des travaux d’hydrodémolition.

L’hydrodémolition est-elle encadrée par des normes spécifiques ?

Il n’existe pas de norme unique dédiée exclusivement à l’hydrodémolition. Le procédé s’inscrit dans un ensemble de règles et de référentiels plus larges relatifs aux travaux sur le béton, à la sécurité des chantiers et à la protection de l’environnement. L’encadrement repose donc sur une combinaison de préconisations (INRS, textes réglementaires sur la sécurité de chantier, EPI…) et de bonnes pratiques professionnelles.

Quelles sont les applications en matière de mesures de sécurité liées à l’hydrodémolition ?

Le maître d’ouvrage doit s’assurer que les entreprises intervenantes disposent des compétences et des moyens adaptés au chantier. Il doit également veiller au respect des exigences de sécurité et d’environnement, à la traçabilité des déchets et à l’organisation de la gestion des effluents. En cas de non-conformité, sa responsabilité peut être engagée, notamment sur les aspects environnementaux et réglementaires.

Quelle est l’erreur la plus fréquente sur un chantier d’hydrodémolition ?

L’erreur la plus fréquente est un diagnostic initial insuffisant. Sans identification précise des zones dégradées et de la profondeur d’enlèvement nécessaire, le chantier peut conduire à retirer trop de béton sain ou, à l’inverse, à ne pas éliminer totalement le béton dégradé.

Les réglages des machines sont-ils impactants ?

Oui. La pression, le débit, la vitesse de déplacement et la distance de travail influencent directement la qualité de l’hydrodémolition. Des réglages inadaptés peuvent dégrader le béton sain ou rendre l’opération inefficace. Les paramètres doivent être ajustés en fonction de l’état du support et des objectifs de l’intervention.

Le facteur humain joue-t-il un rôle dans la réussite de l’hydrodémolition ?

Oui. Même avec des équipements performants, la qualité et la sécurité dépendent de la formation et de l’expérience des opérateurs. Leur capacité à maîtriser les outils, à interpréter le comportement du béton et à respecter les procédures de sécurité est déterminante pour obtenir un résultat conforme et durable.

Pourquoi l’expérience de l’entreprise est-elle essentielle ?

L’hydrodémolition est une technique exigeante qui nécessite une expertise spécifique. Une entreprise expérimentée est capable de réaliser un diagnostic fiable, d’adapter les réglages aux contraintes du chantier et d’anticiper les problématiques réglementaires et environnementales. Cette expérience est un gage de qualité et de conformité pour les maîtres d’ouvrage.

Pour plus d’informations contactez THP.


FAQ – Réglementation et bonnes pratiques en hydrodémolition

Il n’existe pas de norme unique dédiée à l’hydrodémolition. La technique est encadrée par des règles liées à la sécurité des chantiers, aux travaux sur béton et à la protection de l’environnement.

Des réglages mal adaptés peuvent soit dégrader le béton sain, soit rendre l’intervention inefficace et nécessiter des reprises.

Oui. Elle est indispensable pour respecter les exigences environnementales et assurer la sécurité du chantier.

Hydrodémolition sur massifs éoliens à Plumieux (22)

En février 2025, Techniques Haute Pression (THP)est intervenue sur le parc éolien de Plumieux, dans les Côtes-d’Armor (22), pour réaliser une opération d’hydrodémolition sur massifs éoliens. Cette prestation spécialisée portait sur deux massifs en béton haute performance C50/60 et s’inscrivait dans un contexte de rectification post-bétonnage, avec de fortes exigences en matière de précision, de sécurité et de conformité technique.

Un défaut de calage détecté après le bétonnage des massifs

Lors de la construction de deux massifs en béton destinés à supporter des mâts d’éoliennes, le béton a été coulé jusqu’à l’arase inférieure de la bride support. Après cette phase, un problème technique est apparu : aucune réservation n’avait été prévue pour la mise en œuvre du mortier de calage C100/115. Ce mortier est indispensable pour garantir la planéité de l’interface, l’adhérence entre la fondation et le mât et la transmission des efforts mécaniques.

Face à cette non-conformité, une Fiche de Non-Conformité (FNC) a été émise. La solution retenue consistait à réaliser une hydrodémolition localisée sur tout le pourtour de chaque bride, après leur dépose, afin de créer la réservation nécessaire sans fragiliser la structure existante.

Hydrodémolition manuelle : une solution précise et sécurisée

L’opération a été réalisée à la lance, en hydrodémolition manuelle. Au total, 3 m³ de béton C50/60 ont été retirés sur les deux massifs. Cette méthode permet une dépose sélective du béton, sans vibration ni choc mécanique, particulièrement adaptée aux contraintes des fondations éoliennes.

Comme sur de nombreux chantiers de parcs éoliens en zone rurale, les conditions de sécurité ont été adaptées au contexte. À Plumieux, la présence potentielle de sangliers sur le site a été intégrée au plan de prévention, imposant une vigilance accrue lors des opérations.

Une expertise reconnue en hydrodémolition pour l’éolien

Retour d’expérience à Fécamp en 2021

Cette opération n’est pas une première pour THP, qui avait déjà démontré son expertise en 2021 à Fécamp. À l’époque, l’entreprise avait réalisé 15 saignées par hydrodémolition manuelle sur un radier de fondation, dans le cadre d’une maquette de validation de mode opératoire. L’objectif était similaire : adapter le radier à des exigences techniques non anticipées au moment du bétonnage initial, pour sécuriser la pose de mâts d’éoliennes sur plusieurs futures fondations.

Intervention sur le parc éolien de Gurunhuel en 2020

Plus tôt encore, en 2020, THP était intervenue sur le parc éolien de Gurunhuel, également dans les Côtes-d’Armor (22). La prestation consistait à déposer, par hydrodémolition UHP manuelle, le mortier de calage en Pagel® sur une hauteur moyenne de 7 cm. Là encore, la précision du geste et la technicité de l’outil ont permis une reprise propre et conforme aux exigences du client.

L’hydrodémolition, une solution de référence pour les parcs éoliens

L’intervention réalisée à Plumieux illustre la réactivité et la technicité des équipes de THP sur des chantiers de parcs éoliens. Grâce à l’hydrodémolition, il est possible d’effectuer des reprises localisées du béton, sans vibration ni sur-démolition, tout en garantissant la durabilité des fondations. Cette technique s’impose aujourd’hui comme une solution incontournable pour les ajustements techniques post-bétonnage en génie civil éolien.

L’hydrodémolition au service des joints de chaussée

Les joints de chaussée sont des zones critiques sur les ponts et ouvrages d’art. Ils doivent absorber les mouvements de la structure tout en garantissant le confort et la sécurité des usagers. Lorsqu’ils arrivent en fin de vie, la reprise des feuillures et des bétons adjacents doit être réalisée sans fragiliser l’ouvrage, dans des délais très courts et souvent en environnement autoroutier.

Dans ce contexte, la technique d’hydrodémolition s’impose comme la solution de référence pour le traitement des joints de chaussée, grâce à sa précision, sa rapidité d’exécution et sa fiabilité structurelle.

Une technique de démolition sélective parfaitement adaptée aux joints de chaussée

L’hydrodemolition consiste à enlever le béton par un jet d’eau à ultra haute pression, réglé précisément en couple débit/pression selon la profondeur recherchée et la dureté du matériau. Le jet pénètre dans les microfissures existantes et expulse uniquement le béton fragilisé.

Avantages de l’hydrodémolition autour des joints de chaussée

Autour d’un joint de chaussée, cette méthode permet de purger les bétons fissurés ou contaminés sur toute la largeur de la feuillure, de préparer une surface saine et rugueuse, idéale pour l’adhérence des nouveaux bétons ou mortiers de réparation, et d’intervenir avec une précision millimétrique sur des zones localisées comme les rives de tablier, les bossages ou les ancrages de profilés.

Cette démolition sélective est un point clé : on ne fragilise pas l’ouvrage, on retire uniquement le béton dégradé.

Préserver les armatures et la structure porteuse des ouvrages

Les zones de reprise des joints de chaussée se situent très souvent à proximité immédiate d’armatures d’ancrage, d’armatures porteuses ou de câbles de précontrainte.

Les méthodes mécaniques traditionnelles, telles que les marteaux piqueurs ou les brise-béton, génèrent des chocs, des vibrations et des risques de détérioration des aciers.

Les bénéfices structurels de l’hydrodémolition

À l’inverse, les avantages structurels de l’hydrodémolition sont décisifs : une absence quasi totale de vibrations et de chocs mécaniques, la conservation intacte des armatures et des câbles, ainsi que le maintien de la capacité portante du tablier pendant les travaux.

Les feuillures sont ainsi reprises proprement, sans affaiblir la structure ni nécessiter de confortements lourds.

Rapidité d’intervention et rendements élevés sur les joints de chaussée

Les exploitants autoroutiers imposent des délais de plus en plus contraints afin de limiter l’impact sur la circulation. La robotisation appliquée à l’hydrodémolition permet d’atteindre des rendements très élevés, même sur des linéaires importants.

Exemple de chantier de joints de chaussée

Sur le viaduc de Compiègne, sur la RN31, la création de 48 mètres linéaires de feuillures de joints de chaussée, représentant environ 23 mètres cubes de béton sur 30 centimètres de profondeur, a été réalisée en moins de six jours effectifs, dans une fenêtre globale de quatre semaines de neutralisation.

Ce niveau de productivité permet de concentrer les travaux dans des créneaux très courts, de limiter les basculements de circulation et de réduire l’impact économique des coupures de trafic.

Robots d’hydrodémolition : un levier majeur de performance

Le robot d’hydrodémolition est au cœur des gains de temps et de régularité. Il permet une programmation précise de la profondeur, de la vitesse d’avance et du nombre de passes, avec une pression et un débit adaptés à chaque configuration. Les volumes de béton retirés sont nettement supérieurs à ceux obtenus par une démolition manuelle.

Complémentarité robot et lance UHP

En pratique, le robot traite la majorité du linéaire, notamment les feuillures, les rives et les longrines. La lance manuelle intervient en complément sur les zones contraignantes, comme les angles, les détails ou les interfaces métalliques.

Cette combinaison d’équipements UHP optimise le planning sans compromis sur la précision ni sur la sécurité.

Réduction des nuisances et amélioration des conditions de travail

Le remplacement des marteaux piqueurs par l’hydrodémolition supprime une grande partie des contraintes physiques pour les équipes. Cela se traduit par moins d’efforts et de fatigue, une réduction des troubles musculo-squelettiques, ainsi qu’une baisse significative du bruit et des poussières.

Le pilotage à distance du robot améliore également la sécurité en éloignant l’opérateur de la zone d’impact.

Maîtrise des contraintes autoroutières et sécurité des chantiers

Les travaux sur joints de chaussée s’effectuent souvent sous fermeture totale de l’ouvrage ou sous basculement de circulation avec une neutralisation partielle.

L’hydrodémolition sur ouvrages d’art s’intègre parfaitement dans ces contraintes grâce à un phasage clair des interventions, un balisage précis et un matériel compact à faible emprise.

Les procédures Qualité, Santé-Sécurité et Environnement garantissent la maîtrise des risques liés à l’ultra haute pression, la gestion et le traitement des effluents, ainsi que la conformité aux exigences des exploitants autoroutiers et des maîtres d’ouvrage publics.

Le savoir-faire THP dans le traitement des joints de chaussée

La valeur ajoutée repose sur une chaîne d’intervention complète incluant l’analyse préalable du joint et des contraintes d’exploitation, le réglage précis des équipements d’hydrodémolition, les passes robotisées sur l’ensemble du linéaire, les finitions manuelles, la gestion des eaux de chantier et la préparation finale du support pour la pose des nouveaux joints.

L’expérience acquise sur des ouvrages majeurs, tels que les ponts, viaducs et tunnels, permet de concilier exigences techniques, délais serrés et sécurité maximale.

Pourquoi choisir l’hydrodémolition pour les joints de chaussée

L’hydrodémolition offre une combinaison difficile à égaler : une démolition sélective sans détériorer les aciers, des rendements élevés compatibles avec les contraintes autoroutières, une réduction des vibrations et de la pénibilité, ainsi qu’une préparation de surface optimale pour des réparations durables.

Grâce à l’expertise THP en hydrodémolition une flotte de robots UHP, des opérateurs qualifiés et des procédures certifiées, cette technologie s’impose comme un outil stratégique de maintenance des joints de chaussée, au service de la durabilité des ouvrages et de la sécurité des usagers.

Barrage de Rodère : hydrodémolition et restauration des évacuateurs de crue

La technologie au service de l’hydraulique et vice versa

Le barrage de Rodère, implanté sur la Garonne à Clarac (Haute-Garonne), est un ouvrage mobile en rivière mis en service en 1933. Il est composé de trois vannes wagons de 20 m × 4 m assurant jusqu’à 400 m³/s chacune. Confrontée à une corrosion généralisée des organes métalliques et à l’altération des seuils, la maîtrise d’ouvrage a engagé une restauration complète des évacuateurs de crue, faisant appel au procédé d’hydrodémolition :

En partenariat avec l’entreprise Rouby, les équipes THP sont intervenues une première fois en octobre 2024 et à nouveau un an plus tard, sur le remplacement des pièces fixes des évacuateurs : six existantes et deux nouvelles, chacune de 11 m de haut. Ces opérations s’étaleront sur trois saisons, jusqu’à 2026, depuis la base de vie installée en rive gauche, avec passerelles d’accès et barge équipée d’une grue.

Une hydrodémolition sous contrôle à 2500 bar

Le cœur de l’intervention : une hydrodémolition UHP : réalisée au moyen d’un groupe UHP de 150 CV (débit 26 l/min), d’une lance manuelle et d’une équipe de deux techniciens habilités.

L’objectif : démolir les bétons de scellement des pièces fixes aval et amont (sections 300 × 250 mm et 200 × 200 mm sur 11 m de haut), ainsi que les cornières d’étanchéité, avec surprofondeur maîtrisée (± 2 cm) et préparation des supports pour le scellement des nouvelles pièces.

Les zones à traiter, implantées au trait de scie, sont protégées par filets et parois contre les projections et effluents, conformément aux exigences des travaux d’hydrodémolition.

Les travaux sont conduits depuis échafaudage, en coordination continue avec la maîtrise d’œuvre et l’exploitant. L’eau potable est fournie à 3 m³/h et 2 bar, les effluents collectés et traités selon les prescriptions environnementales.

Un savoir-faire précis au service de la durabilité

Sur ce chantier exigeant, THP mobilise son expertise de la démolition sélective UHP anticiper, coordonner, sécuriser. Chaque geste vise à restaurer la géométrie des appuis, préserver les armatures et garantir la durabilité des scellements.

Réhabiliter le barrage de Rodère, c’est redonner sa fiabilité à un organe vital de régulation des crues et d’alimentation hydraulique, grâce à une hydrodémolition sur ouvrages hydrauliques 

À nouveau sur site, THP poursuit cette mission avec la même conviction : croire en la rigueur technique et la confiance qui lient ceux qui bâtissent, réparent et transmettent les ouvrages de demain, portée par l’expertise THP en hydrodémolition

HYDROD’MAG N°24

Croire en l’autre, croire ensemble

Qu’est-ce qui soude une équipe ? Parfois, ce n’est pas l’évidence du résultat, mais l’attention portée à l’effort de chacun. Voir la valeur dans un geste que d’autres jugeraient insignifiant, c’est déjà poser une pierre à l’édifice collectif. Aider, orienter : voilà la force discrète qui fait grandir un groupe.
Valoriser l’autre, c’est aussi se valoriser soi-même. C’est accepter que chacun avance avec ses forces, ses limites, ses prises de conscience… et que la bienveillance soit le levier qui transforme une contrainte en ressource. L’amour — le mot n’est pas trop fort — est la clé : aimer ce que fait l’autre, c’est s’offrir la possibilité d’aimer aussi ce que l’on accomplit soi-même
Cette philosophie se vit chaque jour chez THP, incarnée par un dirigeant qui croit en ses équipes parfois plus qu’elles ne croient en elles-mêmes. Qui défend l’idée que les meilleurs sont déjà ici, dans ses rangs. Et cette confiance se traduit concrètement : avant même qu’une commande ne tombe, une semaine entière fut consacrée à préparer un chantier inédit d’hydrodémolition robotisée. Un chantier dont nous n’étions pas certains d’avoir l’opportunité, mais pour lequel l’équipe a travaillé jusqu’au bout, comme si la victoire était déjà là. Car on gagne toujours, même quand on perd : cette préparation a permis de réussir le développement d’un outil unique que le marché ne pouvait proposer. Chacun a pris sa part, avec la conviction que si le projet se confirmait, ce serait une réussite… parce que tous, DG en tête, y ont mis leur énergie.
C’est cela, la cohésion : un collectif qui croit d’abord à l’effort commun, avant même de voir la ligne d’arrivée. Et c’est ce pari sur l’humain qui fait de THP bien plus qu’une entreprise : une équipe.